lundi 25 avril 2011

« Cher amour » de Bernard Giraudeau

Petite, je te trouvais plein d’énigmes. Tu me cachais bien ton jeu,
Bernard.
Tu es en plus d’être acteur reconnu, un écrivain au talent surprenant. Une plume dans l’âme. Belle, élégante, aiguisée. Tu maîtrises les mots et tu les tournes pour emballer celui qui te lit.
Tes voyages, ton amour. Un programme simple? Non, apparemment non. Les choses les plus simples ne coulent pas toujours de façon monotone. L’Homme est là pour donner à la ligne du temps du fil à retordre. Et le hasard l’aide bien.
Ma première impression a été que tu étais un imposteur. Tu séduis par la forme mais celle-ci fait mourir le contenu. J’ai eu beaucoup de mal à te suivre mais je me suis accrochée, je me suis dit que tu valais mieux que ça. Que tu n’avais pas écrit pour qu’on te lâche après quelques pages. J’ai donc pris sur moi, pendant quelques chapitres, j’ai sué, je me suis évadée vers d’autres pensées en te lisant. J’ai relu et relu certains passages, je n’étais pas dedans. Et puis, à un moment donné, j’ai pris plaisir à enrichir la forme par ton esprit, celui d’un homme vrai qui écrit ce qu’il ressent à la femme de ses rêves, celle qui n’existe que dans son imaginaire. Celle qui répond à tous ses désirs et qui le comble tout simplement. Ton seul problème est qu’elle n’existe pas. Mais rassure-toi, tu n’as pas pleuré cette femme pour rien.
Je suis sûre qu’elle peut exister et j’espère que tu l’as trouvée dans le paradis exotique ou tu te trouves, je te le souhaite!
Ps: désolée de te tutoyer mais ça m’a semblé naturel, vu le temps que nous avons passé ensemble et l’émotion que tu m’a fait partager.
Conclusion: il est bon de persévérer: on y découvre des trésors accessibles uniquement aux aventuriers qui ne se découragent pas, on devient alors des privilégiés car on entre dans des secrets accessibles uniquement avec une clé: le courage d’aller plus loin.

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